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Du clan au networking de masse

C’est en écoutant l’interview du professeur Charles Galunic de l’Insead que j’ai eu l’envie d’approfondir ses réponses au sujet du networking. Cette activité relationnelle a pris sa place parmi les conseils d’un pilotage de carrière efficace. Cet article s’adresse majoritairement à ceux qui n’aiment pas réseauter ainsi qu’à ceux qui visent à déployer un réseautage responsable et éthique. Le réflexe réseau nous aide dans notre carrière de diverses manières si nous cultivons l’entraide en levant régulièrement la tête…

Un networking moderne contre-nature

Il y a beaucoup de résistances au networking pour de bonnes raisons. L’une d’entre elles est liée au fait que le réseautage actuel est contre-nature. Nous interagissons aujourd’hui avec des centaines voire des milliers de personnes, grâce aux médias sociaux, alors que l’humanité a évolué très longtemps en petits groupes jusqu’à environ 150 personnes. Il est plus confortable d’échanger régulièrement avec des hommes et des femmes qui nous ressemblent, que nous connaissons et en qui nous avons confiance, plutôt qu’avec des inconnus ou des contacts aux liens faibles. Le networking moderne requiert un effort plus ou moins dense qu’il est parfois difficile de déclencher. Nous pouvons donc ne pas aimer réseauter pour cette raison et rechercher la facilité dans le confort de nos liens forts.

Diversifier son réseau pour stimuler l’innovation

Si vous souhaitez être plus créatif, plus efficace, la clé réside dans la diversité des profils de votre réseau relationnel. Plus ils seront différents et plus les échanges seront riches et facteurs de succès, à condition bien sûr d’être ouvert d’esprit. Concrètement, en associant des professionnels culturellement différents avec des métiers et des expériences distinctes, nous créons des liens entre des briques de savoirs et savoir-faire qui peuvent générer de nouveaux processus ou créer des produits innovants. Je me souviens de groupes de travail à l’ESSEC qui associaient des étudiants architectes, ingénieurs et en gestion d’entreprise. Les résultats furent remarquables et enthousiasmants pour eux, leur chef de projet et les entreprises commanditaires.

Chasser l’urgence du besoin

L’une des raisons pour lesquelles certains d’entre nous n’apprécient pas le réseautage, réside dans leur intention. Lorsqu’ils réseautent, c’est majoritairement pour demander en espérant recevoir rapidement quelque chose en retour. En agissant ainsi, ils renforcent leur croyance sur le caractère inconfortable, voire laborieux du réseautage.

D’autres décident de développer leur réseau quand ils en ont le plus besoin : rechercher un nouveau job ou générer du chiffre d’affaires avec de forts enjeux et des échéances courtes. C’est le pire moment pour le faire car les professionnels sollicités ressentent l’urgence d’être aidé. Pourquoi faire cet effort pour un inconnu qui ne prend pas le temps de me considérer, de s’intéresser à moi ?

Il y a également ceux qui font l’amalgame entre réseautage et transaction. Il n’y a pas de donnant-donnant à court terme ou de relations contractuelles lorsque que nous réseautons. Pour recevoir, il suffit de questionner, d’écouter, de proposer son aide. Puis, c’est en tissant des liens de confiance que les personnes se sentent à l’aise dans la relation et sont plus disposées à nous aider.

Questionner régulièrement

Réseauter, c’est finalement cultiver l’entraide. Pour être en mesure de bien le faire, nous avons besoin d’un réseau relationnel diversifié et de prendre le temps de faire connaissance. La troisième clé s’appuie sur notre habitude à prendre des nouvelles, à questionner nos connaissances sur leurs enjeux, leurs envies, leurs expériences…

J’y vois trois avantages majeurs : nous nous enrichissons, nous affutons notre capacité à les recommander et nous renforçons nos liens. Il peut arriver que ce soit le contraire et c’est bien naturel. Les liens forts se construisent par affinités. C’est en apprenant de notre contact que nous choisissons parfois d’étioler ou de casser le lien. Ces liens forts sont essentiels mais non exclusifs car ce serait se cantonner à un réseautage clanique peu stimulant et peu productif.

Consommer avec modération

(Sur)stimulés par nos notifications et nos courriels, le networking peut vite devenir chronophage. L’usage des réseaux sociaux et la participation aux événements organisés par des réseaux professionnels sont les plus gourmands en temps. Il est si facile de démultiplier les actions qui nous écartent de nos objectifs majeurs, qu’ils soient personnels ou professionnels.

Gérer son temps, c’est avant tout bien connaître son rapport au temps et ses messages contraignants. L’essentiel prend peu de temps et l’accessoire beaucoup, d’où l’intérêt de prioriser nos activités. Le temps investi varie en fonction du temps disponible, d’où l’intérêt de planifier des créneaux horaires et de s’y tenir. Une tendance spontanée à faire d’abord ou plus longuement ce qui vous plaît ? Soyons vigilants et mesurons le temps passé…

En conclusion, donner, construire, grandir et apprendre les uns des autres… Oui, le réseautage est un formidable levier de gestion de carrière et de vente à condition de bien s’y prendre et d’aimer progresser dans le respect de soi et des autres.

Catherine Sarnow

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