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Jérémie Oudin, un réseauteur accessible et agile

Rares sont les acteurs économiques bordelais qui ne connaissent pas la marque Lacoste Traiteur présente sur de nombreux événements organisés par des entreprises, des collectivités ou des réseaux professionnels. Jérémie Oudin est le jeune dirigeant de 37 ans du Groupe Arom. Il s’est prêté au jeu de l’interview pour nous partager son parcours, son actualité et sa pratique du réseautage.

 

Quel est le parcours de Jérémie Oudin ?

Natif parisien, Jérémie Oudin, a choisi de démarrer ses études avec un IUT techniques de commercialisation, puis de les poursuivre avec une licence internationale à Derby un Master en management à l’ESCEM. Son stage de 6 mois à Singapour se transforme en CDI auprès d’un entrepreneur français spécialisé dans la représentation et commercialisation des vins du monde entier. 3 ans après, il décide de monter son propre bureau commercial toujours à Singapour. Il signe ensuite avec trois coopératives françaises viticoles.

Au bout de 6 ans d’activité, il se sent un peu seul et souhaite relever de nouveaux challenges entouré d’une équipe. Le voici mûr pour contacter son père pour lui proposer de travailler auprès de lui pour reprendre l’affaire familiale à terme. Quand il arrive en mai 2013, le laboratoire de 1 800 m2 avait tout juste un an. Le titre de Responsable développement, avec pour fonction principale : la vente lui offre l’opportunité d’analyser l’activité des différentes marques.

 

Après 6 ans de développement commercial, il est promu en 2019 Co-président du Groupe Arom qui compte aujourd’hui 4 marques :

  • Lacoste traiteur (la marque emblématique du Groupe),
  • Les deux coudes sur la table (offre traiteur originale, à partager en version assis ou debout, qu’il a créé en 2018) ;
  • La Grif’ Gourmande qui est devenue Laeco, l’offre 100 % mariage ;
  • Dabbawala (plateaux repas et boîtes apéritives avec la qualité traiteur réutilisables).

 

Quelles sont les grandes orientations que vous avez-données au Groupe ?

Nous avons toujours été les premiers en CA cumulés (12,9 M CA en 2019) dans notre secteur d’activités. Le Covid nous a ensuite poussés à repenser et à accélérer la restructuration des activités. En concertation avec les équipes, j’ai décidé de recentrer le groupe sur son cœur de métier : traiteur, organisateur de réception et nous avons supprimé les postes non rentables (boulangerie, restaurant Carré du Lac).

Concernant la partie production pure (le laboratoire), l’objectif était de trouver des business annexes sans coût supplémentaire. Nous avons choisi la distribution de plats préparés dans l’entreprise avec un dispositif de frigos connectés pour avoir une visibilité des stocks en temps réel. Concrètement, nous fabriquons des plats à partir de produits frais présentés dans des bocaux en verre consignables pour la marque Melchior, la cantine engagée et connectée.

De plus, nous travaillons sur un projet de fabrication de sauces pour la restauration. Nous proposons notre laboratoire à la location hors créneaux de production. Le patron, c’est le client ! Il est important pour moi d’être attentif aux changements de ses besoins, de ses attentes puis d’y répondre en innovant. L’objectif est de remettre ainsi l’expérience client au cœur du métier. J’aime travailler sur des menus avec des chefs prometteurs et leur donner de la visibilité auprès des acteurs économiques. Par exemple, Jérôme « Billot » avec l’événement Bordeaux Mécènes Solidaire, ou avec Vivien Durand, chef étoilé du Prince Noir à l’occasion du Gala annuel de la CPME.

 

Excellente transition, dans quels réseaux êtes-vous présent et actif ?

Je fais partie de la Commission événementielle de la CPME Gironde aux côtés de Jean-François Belhomme, Julien Bernard, Philippe Bigeard, Méryl Bootz, Stanislas Danthonay, Jean Daudignac, d’Éric Despons, Marie-Laure Donitian, Cédrick Lemay, Aurore Paquien. Nous nous réunissons une fois par mois pour organiser les événements locaux et réfléchir à d’autres concepts. J’ai aussi rejoint le Comex40 du Medef  qui rassemble les entrepreneurs de moins de 45 ans. Il s’agit d’un organe non statutaire, rattaché à la présidence du Medef, qui a pour objectif de réfléchir aux enjeux sociétaux avec un œil neuf puis d’anticiper leurs impacts sur nos entreprises. Lacoste est aussi partenaire des Girondins de Bordeaux, du Stade Bordeaux Atlantique et membre du réseau national des traiteurs de France.

Au-delà des adhésions, je suis aussi présent sur des évènements qui rassemblent des décideurs économiques publiques et privés pour cultiver nos relations et identifier de nouvelles perspectives ou voire déclencher de nouveaux projets. Il est important d’être sur le terrain, d’être vu partout ou presque, de cultiver sa visibilité. Dans les activités sociétales du Groupe, nous réalisons du mécénat de compétences et sommes donc partenaires de La nuit des étoiles organisée par l’institut Bergonier et la soirée annuelle de Bordeaux Mécènes Solidaires.

 

Selon vous, quels sont les facteurs qui rendent le networking indispensable auprès des dirigeants ?

Les échanges entre chefs d’entreprises, le partage d’expériences sont essentiels car on apprend toujours des autres dans la gestion d’une entreprise. Nous avons besoin de nous entraider pour progresser ou sécuriser nos activités l’échange sur les volets sociaux, sociétaux, RSE, juridiques, etc. Parfois, partager une bonne pratique peut être transposable dans un autre secteur d’activité et redonner de l’oxygène à une entreprise. En réseautant, j’ai constaté que, ce qui est compliqué, c’est l’animation d’un réseau professionnel. Il est important qu’il soit bien structuré dans son organisation et alimenté régulièrement avec de nouveaux membres actifs, au niveau de la gouvernance et des commissions, pour éviter l’entre-soi. Être membre d’un réseau, c’est aussi une occasion de faire de la veille pour soi et les autres. J’implique mes salariés dans les réseaux, je les invite à être sur le terrain…

 

Comment définiriez-vous votre profil de networker ?

Je me qualifie de « réseauteur ouvert ». On m’aborde facilement et je discute vraiment avec tout le monde. Réseauter me permet de me ressourcer, de me sentir entouré. C’est une porte ouverte aux opportunités personnelles et professionnelles, avec une approche humaine et sélective.

 

Réseautage virtuel ou physique, quelle est votre préférence ?

Plutôt physique mais j’utilise Facebook et de plus en plus LinkedIn. A vrai dire, je suis à l’aise avec les deux.

 

Qu’appréciez-vous le plus lorsque vous réseautez ?

L’échange, le partage d’expérience, se sentir entouré accompagné et surtout la bienveillance, une valeur que m’a transmise mon père. Pour moi, le réseau est un facteur de gain en maturité.

 

Un mot, une phrase pour clore cette interview ?

Un dirigeant aujourd’hui a besoin d’être entouré et donc de réseauter. Il se nourrit de nouvelles idées, de conseils qui l’aident dans ses prises de décision et l’accompagnement de ses collaborateurs.

 

Propos recueillis par Catherine Sarnow

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